Quand des néophytes découvrent le marais du Grand Plan ….

Sur le site du Vernai, à Saint Romain de Jalionas, on n’étudie pas que des murs et des poteries ; on s’occupe aussi de l’environnement ; la zone humide du marais du Grand Plan qui borde les bâtiments de la villa a fait l’objet d’une étude archéologique d’envergure.

Avec l’aide d’un géomorphologue, un kilomètre de tranchées a été étudié. Tout le discours historique est issu de ces travaux.

 Une visite sur le terrain s’impose.  C’est parti ! On pénètre dans le marais comme dans un sanctuaire, l’oreille aux aguets, l’œil en éveil, le pas hésitant sur le terrain spongieux.

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Encore un succès pour cette nouvelle conférence.

Le samedi 22 février, l’Association pour l’Histoire et l’Archéologie de Saint-Romain-de-Jalionas a proposé la conférence sur « La Grotte Chauvet ».

Bernard Gely, archéologue, ingénieur, préhistorien et spéléologue, nous a plongé pendant près de deux heures dans l’univers des décors de la grotte Chauvet.

Avec sa passion et sa connaissance exceptionnelle du terrain, Bernard Gely a permis à plus de 150 personnes de profiter, avec enthousiasme, de cette présentation illustrée par un diaporama très riche en visuels.

Un grand merci à lui et à tous les membres de l’association qui ont participé à ce nouvel évènement.

L’implication et l’intérêt du public dans nos actions nous poussent à continuer à faire partager la connaissance patrimoniale. Rendez-vous l’année prochaine pour une nouvelle conférence.

CONFERENCE

La grotte Chauvet a été découverte en 1994 par J.-M. Chauvet, E. Brunel et C. Hillaire à l’occasion de prospections spéléologiques. Elle a été mise en sécurité peu après sa découverte. Le passage employé actuellement qui a été élargi précautionneusement, n’est pas l’entrée préhistorique qui reste colmatée. La conservation exceptionnelle des sols, des traces et des vestiges humains et animaux induit d’emblée à préserver cet état : des aménagements de passerelles permettent désormais de circuler sans risque pour le sol et les parois.

Les études scientifiques ont été engagées à partir de 1998 par une équipe internationale. La recherche a été conduite de manière multidisciplinaire et les méthodes sont partagées et croisées entre archéologues, géologues, paléontologues et plusieurs laboratoires qui collaborent étroitement.

Près de 4 500 vestiges osseux se rapportant à une dizaine d’espèces animales, ont été identifiés dans la cavité. Une partie de ces restes semble surtout en relation avec des tanières de loups et la présence plus occasionnelle de renard et d’hyène : ils correspondent au bouquetin dont un superbe crâne,  au cerf, au renne, au bison, au cheval… Mais l’ours des cavernes est le premier en nombre et aussi le plus important par la durée d’occupation.

La décoration pariétale, qui est peu uniformément répartie, est abondante et spectaculaire. Elle comprend quatorze espèces animales soit près de quatre cent figures zoomorphes. Le bestiaire est dominé par les félins, le mammouth et le rhinocéros laineux. Il s’agit aussi du cheval, du bison et plus rarement de l’aurochs, du bouquetin, du cerf élaphe, du mégacéros, du renne, de l’ours des cavernes, du bœuf musqué et même d’un hibou. Outre les gravures et les dessins blancs obtenus par raclage ou directement avec le doigt, les autres figures animalières sont surtout noires, rouges et exceptionnellement brunes ou jaunes. S’y ajoutent des signes et des représentations humaines partielles, vulves, mains négatives et positives. Parmi ces dernières, certaines dont seule la paume est marquée, composent des nappes de gros points rouges. Dans l’ensemble de la grotte, une centaine de dates mesurées par la méthode du radiocarbone (14C) ont été obtenues sur dessins au fusain, marques charbonneuses sur les parois et charbons de bois au sol et aussi sur des restes osseux d’animaux. Elles attestent de la présence des grands carnivores (ours et loups) et du passage des hommes entre à 38000 et 30 000 ans calBP, soit surtout pendant l’Aurignacien puis au début du Gravettien. Les dessins noirs datés sont tous contemporains de l’Aurignacien

Bernard Gely est ingénieur au Service Régional de l’Archéologie du Ministère de la Culture. Préhistorien et spéléologue, il s’est spécialisé dans l’étude des grottes ornées. A ce titre, il participe aux recherches conduites dans la grotte Chauvet depuis sa découverte en 1994. Au cours de cet exposé, il proposera un panorama global de l’organisation et des décors du site qu’il réintégrera dans le contexte plus général des grottes ornées de l’Ardèche.

Jardin Antique expérimental : Les Haies

Dès que l’homme a commencé à cultiver des parcelles de terre pour subvenir à ses besoins, la protection de ces cultures s’est avérée nécessaire contre les animaux ou les voleurs. A l’époque gallo-romaine, deux styles de haies cohabitaient :

LA HAIE GAULOISE OU PLESSEE

Le plessage est une technique traditionnelle de taille des haies vives. Une haie plessée est constituée en fendant, à proximité du sol, les troncs des arbustes qui la constituent. Les arbustes ainsi fendus sont ensuite inclinés et tressés avec des piquets espacés de 40 cm ou bien avec certains arbustes laissés verticaux. Les branches ainsi ligaturées forment une barrière infranchissable. Des épineux peuvent être intégrés dans la haie.

LA HAIE ROMAINE

La haie romaine était composée d’arbustes plantés sur deux rangs espacés de 3 pieds, en quinconce, et espacés également de 3 pieds sur le rang. (1 pied = 30 cm environ) Entre ces deux rangées, d’autres arbustes peuvent être plantés, par exemple des épineux. Les branches qui partent à l’extérieur sont coupées pour permettre le développement des branches à l’intérieur de la haie et ainsi former une barrière difficilement franchissable.

Nadia Salin

Une animation scolaire, ça se passe comme ça à Saint-Romain-de-Jalionas :

10h, ce vendredi matin d’octobre: Nous attendons fébrilement le bus de Meyzieu.
L’équipe d’animation a installé les ateliers dans la cour de la cure et tout est prêt pour accueillir deux classes de l’école Jules Ferry. Ouf ! Il devrait faire beau…
Dès leur arrivée, les élèves sont répartis en plusieurs groupes soigneusement préparés au préalable par les enseignantes.
Chacun connaît le programme mais il faut se familiariser avec les lieux.

50 élèves investissent le site du Vernai, impatients, peut être vaguement inquiets …de mettre les notions abordées en classe en relation avec le site archéologique …. et de vivre une journée d’école autrement ! On mange quand ?
Tandis que la visite commence pour une classe, la seconde s’initie aux jeux romains, à la mosaïque, à la calligraphie et à la céramique.
Eh oui, les petits gallo-romains écrivaient, jouaient, manipulaient les tesselles ou la vaisselle et quoi de plus attrayant que de vivre à la manière de … et de se glisser une heure durant dans la peau d’un personnage !

Pendant ce temps, on s’emploie dans l’autre groupe à faire parler les vestiges : la vie, les installations, le travail pour les esclaves, les loisirs pour le maître …
La matinée est déjà finie. Une heure ça passe vite pour dérouler tous les aspects abordés par l’archéologie !
Après la pause-déjeuner, le jeu de piste est un moment privilégié pour réinvestir le vocabulaire utilisé dans la matinée.

Le succès de la journée tient à son organisation minutieuse. Au final, chaque élève a l’occasion de découvrir la villa gallo-romaine et de s’imprégner activement de cette période de l’Histoire. Voilà. Venez nous voir, on vous attend. 

Chantal Pennetier

Le puits du jardin antique du Vernai

D’après les textes des agronomes latins du Ier siècle après JC.

  • Le jardin doit être annexé à la maison de campagne, cela n’est pas douteux ; et il faut l’avoir aussi arrosé que possible par l’eau d’une rivière, s’il en est une qui le baigne, sinon par l’eau d’un puits tirée à l’aide d’une roue, d’une pompe ou d’une bascule.

Pline histoire naturelle livre XIX 20

  • « …. Mais afin d’être assuré que ce puits ne manquera jamais d’eau il ne faudra le creuser que lorsque le soleil sera dans les derniers degrés de la vierge, c’est-à-dire au mois de septembre avant l’équinoxe d’automne, parce que le meilleur pour reconnaitre la bonté d’une source d’eau, c’est lorsque les longues sécheresses de l’été ont absolument dénué la terre de toute eau de pluie. »

Columelle De Re Rustica, livre XI

En application sur le site du Vernai…

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Financement participatif du jardin antique expérimental

Chers amis de l’archéologie, nous souhaitons remercier chaleureusement les premiers participants et soutiens au financement participatif de notre jardin antique.

Merci à Carlos, Richard, Marc, Harmonie, Coline et Azet. La collecte continue et si vous souhaitez vous aussi soutenir notre projet c’est ici : https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/des-graines-pour-le-jardin-antique

Pour en savoir plus vous pouvez consulter la page dédié a notre projet jardin.

https://saintromainarcheologie.wordpress.com/nos-actions/un-jardin-antique-experimental/

Journées Européennes du Patrimoine 2019: le détail des ateliers

Les bénévoles de l’association vous proposent de partager leur passion autour d’ateliers en lien avec la villa gallo-romaine et les métiers de l’archéologie.

Ces animations, qui illustrent et complètent de manière ludique certains aspects de la visite sont proposés aux petits comme aux grands.

Venez nous rejoindre pour un moment de convivialité !!

Au programme pour ces journées européennes du Patrimoine:


  • Un Jeux de Piste pour les familles:
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Une autre manière de découvrir le site .

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